
Se complaire dans les souvenirs pendant que le temps ne cesse de poursuivre sa course effrénée, sans jamais faiblir, sans jamais faillir. Dans ce monde qui marche à l’envers, vous arrive-t-il souvent de rester éveillés? Vous-êtes vous déjà demandé ce que vous seriez devenus en sortant de votre léthargie, en abandonnant vos idées préconçues, en quittant vos souvenirs soigneusement brodés? Bien sûr que non. À l’heure à laquelle le partage ne se résume plus qu’aux joies des réseaux sociaux; à l’heure à laquelle nous ne sommes heureux qu’en constatant que nous ne sommes pas les pires; à l’heure à laquelle les idoles sont des bouts de ferrailles et des morceaux de papiers filigranés, mieux vaut-il sûrement feindre la cécité.
Se complaire dans les souvenirs. Seule solution pour fournir un mot d’excuse à un bonheur absent.









